Une nouvelle étude publiée dans Burns & Trauma le 12 mars 2026 révèle une voie moléculaire qui favorise la formation de cicatrices fibrotiques après une lésion de la moelle épinière (LME) et démontre que le ciblage des composants clés de cette voie peut améliorer la récupération fonctionnelle chez la souris. La recherche, menée par une équipe de plusieurs institutions en Chine, identifie l'axe c-Jun–Irf8–CD36 comme un mécanisme central dans la formation d'un tissu cicatriciel dense qui bloque la régénération nerveuse.
La cicatrisation fibrotique constitue un obstacle majeur à la réparation de la moelle épinière. Si la formation initiale de la cicatrice contribue à stabiliser la plaie, une fibrose excessive crée par la suite une barrière physique et biochimique qui empêche la repousse des axones. Les traitements cliniques actuels, tels que la chirurgie de décompression et les anti-inflammatoires, visent à limiter les dommages secondaires plutôt qu'à modifier la cicatrice elle-même. Cette étude propose une approche plus ciblée : remodeler la cicatrice pour la rendre moins inhibitrice.
À l'aide du séquençage de l'ARN unicellulaire (scRNA-seq) et de la transcriptomique spatiale, les chercheurs ont cartographié l'expression de CD36 après une LME et ont constaté qu'elle était concentrée dans les cicatrices lésionnelles, en particulier dans des sous-populations spécifiques de fibroblastes associées à la progression fibrotique. Ils ont ensuite testé deux inhibiteurs dans des modèles murins de LME : l'acide salvianolique B (SAB), qui cible CD36, et le T5224, un inhibiteur du facteur de transcription c-Jun. Les deux traitements ont réduit la formation de cicatrices fibrotiques, favorisé l'angiogenèse, soutenu la repousse axonale et amélioré la fonction motrice des membres postérieurs.
L'étude a en outre élucidé le mécanisme : c-Jun active Irf8, qui favorise ensuite la transcription de CD36, établissant ainsi une cascade de signalisation. Les tests CUT&Tag et les essais rapporteurs à double luciférase ont confirmé cette connexion régulatrice. Les analyses multi-omiques ont montré que le T5224 restreignait sélectivement l'expansion anormale des sous-clusters de fibroblastes CD36-positifs et faisait évoluer leur état transcriptionnel vers un phénotype moins fibrotique et plus favorable à la réparation.
Les auteurs suggèrent que l'objectif ne devrait pas être d'éliminer entièrement le tissu cicatriciel, mais de le moduler au bon stade — en préservant son rôle protecteur précoce tout en empêchant la formation d'une paroi fibrotique durable. Étant donné que CD36 et c-Jun sont tous deux des cibles pharmacologiques, ces résultats fournissent une base pour le développement de thérapies adaptées au stade de la LME. La recherche souligne également comment des techniques avancées telles que le scRNA-seq et la transcriptomique spatiale peuvent révéler la dynamique cellulaire et les effets des traitements à haute résolution.
Une validation supplémentaire dans des modèles animaux plus grands et des systèmes précliniques est nécessaire avant la transposition à la thérapie humaine. L'étude a été soutenue par plusieurs agences de financement chinoises, notamment le National Major Project of Research and Development et la National Natural Science Foundation of China. L'article complet est disponible à l'adresse https://doi.org/10.1093/burnst/tkag020.
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. L'URL source de ce communiqué de presse est New Study Identifies Molecular Pathway to Reduce Fibrotic Scarring After Spinal Cord Injury.
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