La Banque africaine de développement a engagé un financement de 150 millions de dollars pour le projet solaire flottant pionnier du Mozambique sur le lac Cahora Bassa. Cette méga transaction emblématique représente l'un des plus importants investissements photovoltaïques flottants d'Afrique et signale un soutien institutionnel croissant pour des solutions d'énergies renouvelables innovantes à travers le continent.
Le secteur énergétique du Mozambique fait face à des pressions croissantes, la production d'électricité ayant diminué de 25 % en 2025 pour atteindre 14,4 millions de MWh. Les conditions de sécheresse sévères dans le bassin du Zambèze ont considérablement réduit la disponibilité en eau pour la production hydroélectrique, obligeant le gouvernement à explorer des sources d'énergie alternatives. Le barrage de Cahora Bassa, historiquement le principal actif de production d'énergie du pays, a subi des réductions substantielles de production en raison de niveaux de réservoir constamment bas
L'installation solaire flottante déploiera des panneaux photovoltaïques directement sur la surface du lac, éliminant les défis d'acquisition de terres tout en complétant l'infrastructure hydroélectrique existante. Electricidade de Moçambique, la compagnie publique d'électricité, supervisera la mise en œuvre du projet, incluant les phases de conception, de construction et d'intégration au réseau.
Cette structure de financement répond aux lacunes critiques en matière d'infrastructure tout en fournissant une résilience climatique contre les cycles de sécheresse récurrents. L'approche hybride du projet exploite à la fois les capacités solaires et hydrauliques, offrant aux investisseurs une exposition à la production d'énergie renouvelable diversifiée. Les marchés régionaux de l'énergie exigent de plus en plus une telle flexibilité alors que les conditions météorologiques deviennent plus volatiles en Afrique australe.
Les institutions de financement du développement intègrent désormais des garanties complètes dans les cadres de prêts pour les énergies renouvelables. La Banque africaine de développement exige des évaluations détaillées de l'impact environnemental et des protocoles d'engagement communautaire avant tout décaissement. Les communautés de pêcheurs locales dépendent fortement du lac Cahora Bassa pour leurs moyens de subsistance, nécessitant une conception de projet soigneuse pour minimiser les perturbations des activités traditionnelles.
L'engagement de la banque comprend un financement pour la planification de réinstallation et des programmes de restauration des moyens de subsistance si nécessaire. Ces dispositions reflètent l'évolution des normes au sein du financement multilatéral du développement, équilibrant l'expansion des énergies renouvelables avec les exigences de protection sociale.
Les investisseurs en infrastructures surveillent cette méga transaction de près comme modèle pour les futurs développements solaires flottants sur les principaux plans d'eau d'Afrique. Le projet positionne le Mozambique à l'avant-garde des technologies renouvelables innovantes tout en répondant aux préoccupations immédiates de sécurité énergétique grâce à une capacité de production diversifiée.
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