Ce fut d'abord la Finlande qui a levé son interdiction du déploiement d'armes nucléaires, déclarant sa volonté d'accueillir l'arsenal de l'OTAN (principalement fourni par les États-Unis), et maintenant la Lituanie est devenue le dernier pays européen à emboîter le pas.
La Lituanie, membre de l'OTAN depuis 2004, a récemment déclaré sa volonté de faire partie du programme de partage nucléaire de l'alliance. « Nous souhaitons être une partie intégrante de cette dissuasion nucléaire, » a déclaré le président lituanien Gitanas Nauseda lors d'une conférence à Berlin vendredi, selon l'AFP.
Source : Collège de défense de la Baltique
« Il y a quelques jours, j'ai initié un amendement constitutionnel pour supprimer la restriction existante sur le déploiement possible d'armes nucléaires en Lituanie », a ajouté Nauseda.
Peu après ce discours, un groupe de 50 législateurs lituaniens a soumis un amendement, qui devrait encore être formellement présenté devant le parlement.
Nauseda a vanté un soutien « pratiquement unanime » parmi les législateurs pour abroger l'interdiction énoncée à l'article 137 de la Constitution lituanienne.
« Presque tous les chefs de factions parlementaires ont exprimé l'avis que l'article 137 est devenu obsolète et ne devrait pas seulement être amendé, mais supprimé », a déclaré Nauseda.
En ce qui concerne l'interdiction constitutionnelle actuelle en question :
Le parlement finlandais a déjà voté son propre renversement le mois dernier, après quoi la Russie a pris des mesures pour sécuriser davantage de zones frontalières avec les pays de l'OTAN.
Cela devrait avoir un impact sévère supplémentaire sur le commerce et aggraver les relations officielles avec ces pays :
Depuis le début de la guerre en Ukraine, et dans le contexte de l'escalade des tensions avec l'OTAN concernant son soutien militaire à Kiev, Moscou a progressivement militarisé ses régions frontalières avec les États baltes et scandinaves.
via BBC
La source la plus importante du programme de partage nucléaire de l'OTAN reste les États-Unis. Mais récemment, la France a exprimé le désir de stationner une partie de son arsenal atomique dans des pays partenaires, ce qui pourrait inclure la Finlande, la Suède, le Danemark et d'autres.


